Un logement peut obtenir une note DPE différente après la réalisation de travaux, même si sa surface ou son mode d’occupation n’a pas changé. Isolation, fenêtres, chauffage, eau chaude sanitaire ou ventilation peuvent en effet avoir une influence importante sur le classement énergétique.
Mais pourquoi le DPE change-t-il exactement après des travaux ? Quels travaux sont les plus efficaces pour améliorer sa note ? Et faut-il obligatoirement refaire un DPE après une rénovation ?
Voici les principaux éléments à connaître.
*Illustration générée à l’aide de l’intelligence artificielle.

- Le DPE évalue les caractéristiques du logement
Pour un logement soumis à la méthode de calcul actuelle, le diagnostiqueur prend notamment en compte les caractéristiques du bâtiment :
- l’isolation des murs, de la toiture et des planchers ;
- les fenêtres et portes donnant sur l’extérieur ;
- le système de chauffage ;
- la production d’eau chaude sanitaire ;
- la ventilation ;
- la surface du logement ;
- certaines caractéristiques de l’enveloppe du bâtiment ;
- les émissions de gaz à effet de serre.
Le résultat est ensuite utilisé pour déterminer la classe énergétique du logement, de A à G.
Ainsi, lorsqu’un élément important du logement est amélioré, le résultat du calcul peut évoluer.
2. L’isolation peut fortement améliorer le DPE
C’est l’un des travaux les plus intéressants lorsqu’un logement est mal isolé.
Par exemple, un propriétaire peut réaliser :
- l’isolation des combles ou de la toiture ;
- l’isolation des murs ;
- l’isolation du plancher bas ;
- l’amélioration de certaines parois donnant sur l’extérieur.
Une meilleure isolation limite les déperditions de chaleur en hiver et peut également améliorer le confort du logement en été.
Mais attention : isoler une partie du logement ne garantit pas automatiquement un changement de lettre.
L’amélioration dépend de l’état initial du logement et de l’ensemble de ses caractéristiques.
3. Le remplacement des fenêtres peut également avoir un impact
Remplacer de vieilles fenêtres simple vitrage par des menuiseries plus performantes peut améliorer les performances thermiques du logement.
Le diagnostiqueur prendra en compte les caractéristiques des nouvelles menuiseries dans le calcul du DPE.
Cependant, là encore, il ne faut pas considérer qu’un simple changement de fenêtres fera systématiquement passer un logement de F à D ou de E à C.
Le DPE prend en compte l’ensemble du logement.
Si les murs, la toiture et le système de chauffage restent très peu performants, l’amélioration apportée par les fenêtres peut être limitée sur la note finale.
4. Le chauffage joue un rôle important
Le remplacement d’un ancien système de chauffage par un équipement plus performant peut avoir une influence importante sur le DPE.
Par exemple :
- remplacement d’une ancienne chaudière ;
- installation d’une pompe à chaleur ;
- remplacement de certains équipements électriques ;
- amélioration de la régulation du chauffage.
Le type d’énergie utilisé entre également dans le calcul, notamment pour les émissions de gaz à effet de serre.
C’est pourquoi deux logements présentant une isolation relativement similaire peuvent obtenir des résultats différents en fonction de leur système de chauffage.
5. L’eau chaude sanitaire est également prise en compte
On pense souvent uniquement au chauffage lorsqu’on parle du DPE.
Pourtant, la production d’eau chaude sanitaire fait également partie des éléments pris en compte.
Le remplacement d’un ancien chauffe-eau par un équipement plus performant peut donc contribuer à améliorer les performances énergétiques calculées du logement.
Cela peut notamment concerner le remplacement d’un ancien ballon électrique par un équipement plus performant ou l’installation d’un chauffe-eau thermodynamique, selon les caractéristiques du logement et de l’installation.
6. La ventilation ne doit pas être oubliée
Une bonne ventilation est indispensable dans un logement.
Elle permet notamment d’assurer le renouvellement de l’air et de limiter les problèmes liés à l’humidité.
Le système de ventilation est également pris en compte dans le calcul du DPE.
Il ne faut donc pas considérer la ventilation comme un simple détail lors d’une rénovation énergétique.
7. Pourquoi le nouveau DPE ne correspond-il pas toujours à ce que l’on attend ?
C’est une question importante.
Un propriétaire peut avoir réalisé plusieurs milliers d’euros de travaux et constater que son logement n’a gagné qu’une seule classe, voire qu’il n’a pas changé de classe.
Cela ne signifie pas forcément que les travaux n’ont servi à rien.
Le DPE est le résultat d’un calcul prenant en compte de nombreux paramètres.
Prenons un exemple simplifié :
Une maison possède une toiture correctement isolée, mais des murs peu performants, des fenêtres anciennes et un système de chauffage énergivore.
Le propriétaire isole la toiture.
Les déperditions par la toiture diminuent réellement. Le logement est donc amélioré sur ce point.
Mais si les autres caractéristiques restent inchangées, le gain global peut ne pas être suffisant pour changer de classe énergétique.
8. Attention aux travaux qui ne sont pas correctement documentés
Lors de la réalisation d’un DPE, le diagnostiqueur doit disposer d’informations permettant de caractériser le logement.
Pour certains éléments, les justificatifs des travaux peuvent être très importants.
Par exemple, lorsqu’un propriétaire a fait réaliser une isolation, il est utile de conserver les documents permettant de connaître :
- la nature de l’isolant ;
- son épaisseur ;
- sa résistance thermique ;
- la date des travaux ;
- les caractéristiques des équipements installés ;
- les factures et documents techniques disponibles.
Conserver les justificatifs de rénovation peut donc être particulièrement utile lors d’un futur DPE.
9. Faut-il refaire son DPE après des travaux ?
Si des travaux importants ont été réalisés, il peut être pertinent de faire réaliser un nouveau DPE afin de connaître les performances énergétiques du logement après rénovation.
C’est particulièrement intéressant avant :
- une vente ;
- une mise en location ;
Un nouveau DPE permet alors de disposer d’une évaluation correspondant à l’état actuel du logement.
10. Peut-on savoir à l’avance combien de classes on va gagner ?
Pas toujours.
Un propriétaire peut avoir entendu qu’une isolation ou une pompe à chaleur permet de « gagner deux classes ».
Mais il n’existe pas de règle générale permettant de garantir un résultat identique pour tous les logements.
Le gain dépend notamment :
- de la situation initiale ;
- de la qualité des travaux ;
- des caractéristiques du bâtiment ;
- du système de chauffage ;
- de la production d’eau chaude ;
- de l’isolation existante ;
- des caractéristiques des menuiseries ;
- et de l’ensemble des données utilisées pour le calcul.
Le même type de travaux peut donc produire des résultats différents d’une maison à l’autre.
Un DPE n’est pas une note figée. Lorsque les caractéristiques énergétiques d’un logement évoluent, notamment grâce à des travaux d’isolation, au remplacement du chauffage ou à l’amélioration des équipements, le résultat du DPE peut lui aussi évoluer.
Cependant, il est impossible de garantir qu’un logement gagnera automatiquement une ou plusieurs classes après un type de travaux donné.
Avant de se lancer dans une rénovation, il est donc préférable d’identifier les principaux points faibles du logement et de réfléchir aux travaux les plus pertinents.
Et après une rénovation importante, la réalisation d’un nouveau DPE permet de connaître les performances du logement dans son nouvel état.
*Article rédigé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle et vérifié par AOD Diagnostics