Vous comparez deux appartements situés dans le même immeuble ou deux maisons construites sur le même modèle et constatez qu’ils n’ont pas la même note au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) ? Cette situation est plus fréquente qu’on ne le pense.
Même lorsque deux logements paraissent identiques, de nombreux paramètres peuvent influencer leur performance énergétique et expliquer des écarts parfois importants entre leurs DPE.

Le DPE ne se limite pas à la surface du logement
Depuis la réforme du DPE, le calcul repose sur la méthode dite « 3CL », qui prend en compte de nombreux critères techniques du bâtiment.
Parmi eux :
- L’isolation des murs.
- L’isolation de la toiture.
- Les menuiseries et vitrages.
- Le système de chauffage.
- La production d’eau chaude sanitaire.
- La ventilation.
- L’exposition du logement.
Ainsi, deux biens de même surface peuvent obtenir des résultats différents si certains de ces éléments ne sont pas identiques.
Des travaux de rénovation peuvent changer la note
Dans une copropriété, deux appartements voisins peuvent avoir des DPE différents simplement parce que l’un des propriétaires a réalisé des travaux d’amélioration énergétique.
Par exemple :
- Remplacement des fenêtres simple vitrage par du double vitrage.
- Isolation des murs par l’intérieur.
- Changement du système de chauffage
- Remplacement d’une ancienne chaudière.
Ces améliorations réduisent les consommations énergétiques théoriques et permettent souvent d’obtenir une meilleure étiquette énergétique.
L’étage du logement joue un rôle important
L’emplacement du logement dans l’immeuble influence directement les déperditions thermiques.
Un appartement situé :
- Sous les combles perd davantage de chaleur par la toiture.
- Au rez-de-chaussée peut subir davantage de pertes par le plancher.
- Entre deux appartements chauffés bénéficie souvent d’une meilleure performance énergétique.
C’est pourquoi deux appartements strictement identiques sur le papier peuvent afficher des DPE différents selon leur étage.
L’orientation influence les besoins de chauffage
L’exposition du logement est également prise en compte.
Un appartement orienté plein sud bénéficie généralement :
- D’un meilleur ensoleillement.
- D’apports de chaleur naturels en hiver.
- D’une consommation de chauffage réduite.
À l’inverse, un logement orienté au nord nécessitera davantage d’énergie pour maintenir une température confortable.
Le système de chauffage fait souvent la différence
Le mode de chauffage est l’un des critères les plus impactant dans le calcul du DPE.
Par exemple :
- Une pompe à chaleur obtient généralement de meilleurs résultats.
- Une chaudière gaz récente est souvent plus performante qu’un ancien équipement.
- Les convecteurs électriques anciens pénalisent fréquemment la note énergétique.
Ainsi, deux logements identiques équipés de systèmes de chauffage différents peuvent présenter plusieurs classes d’écart sur leur DPE.
La qualité de la ventilation est déterminante
Une ventilation mal adaptée peut entraîner :
- Des pertes de chaleur importantes.
- Une consommation énergétique plus élevée.
- Des problèmes d’humidité.
L’installation d’une VMC performante améliore souvent le résultat du diagnostic énergétique.
Les données disponibles lors du diagnostic comptent aussi
Le diagnostiqueur s’appuie sur des justificatifs pour valoriser certaines caractéristiques du logement.
Sans facture ou document attestant des travaux réalisés, certaines améliorations énergétiques peuvent ne pas être prises en compte dans le calcul.
Par exemple :
- Isolation récente des combles.
- Remplacement des fenêtres.
- Installation d’un nouvel équipement de chauffage.
Conserver les factures et attestations de travaux est donc essentiel pour obtenir un DPE reflétant réellement les performances du logement.
Les parties communes peuvent avoir un impact
Dans certaines copropriétés, des travaux collectifs influencent la performance énergétique des logements :
- Isolation de la façade.
- Isolation de la toiture.
- Remplacement du système de chauffage collectif.
- Rénovation énergétique globale de l’immeuble.
Deux appartements comparables situés dans des immeubles différents peuvent ainsi obtenir des résultats très éloignés.
Peut-on avoir deux DPE différents pour le même logement ?
Oui, dans certains cas.
Cela peut s’expliquer par :
- Une évolution de la réglementation.
- La réalisation de travaux entre deux diagnostics.
- La mise à disposition de nouveaux justificatifs.
- Une correction d’informations précédemment manquantes.
Toutefois, les écarts importants restent généralement liés à des différences techniques réelles ou à la qualité des informations fournies au diagnostiqueur.
Conclusion
Deux logements qui semblent identiques ne le sont pas forcément du point de vue énergétique. Isolation, orientation, étage, système de chauffage, ventilation ou encore travaux réalisés sont autant de facteurs qui influencent le résultat du Diagnostic de Performance Énergétique.
Avant de comparer deux biens uniquement sur leur surface ou leur apparence, il est donc essentiel d’analyser les éléments techniques pris en compte dans le DPE. Une différence de quelques détails peut parfois faire gagner ou perdre plusieurs classes énergétiques.